• Accueil  |  Liste des actualités

Samedi 24 février 2018

Nos dernières actualités

  • Photo Babatunde

    Journée internationale de la femme, 8 mars 2013 Déclaration du Directeur Exécutif de l'UNFPA, Dr. Babatunde Osotimehin,

    A l'occasion de la Journée internationale de la femme, je tiens à saisir cette opportunité pour renouveler l'engagement de l'UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la Population, à renforcer et élargir nos efforts pour faire tout ce que nous pouvons afin de mettre un terme à la violence sexiste. La violence sexiste demeure une préoccupation majeure en matière de santé et de droits fondamentaux et le développement humain est irréalisable tant que femmes et filles continuent de souffrir de la violence ou vivent dans la crainte d'en être victimes.

    Cette année, la Journée internationale de la femme coïncide avec la réunion en cours au Siège de l'ONU, à New York, de la Commission de la condition de la femme, qui, centrera ses débats sur le thème prioritaire de la lutte contre la violence à l'égard des femmes.
    Dans le monde entier, des millions de femmes et de filles sont exposées à toutes les formes de violences, notamment le viol, la violence exercée par leur partenaire, les mutilations génitales féminines, les mariages d'enfants et la violence sexuelle en temps de conflit armé et durant les crises humanitaires.
    Les femmes et filles qui font l'objet de violences peuvent souffrir de troubles psychologiques de longue durée, être rejetées par leur famille et leur communauté, et se voir refuser la chance de recevoir des soins de santé et d'accéder à l'autosuffisance économique. En outre, il s'y ajoute des effets physiques directs. La violence sexuelle peut causer une grossesse non désirée, un avortement pratiqué dans des conditions dangereuses, une fistule obstétricale et des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH — et toutes ces conséquences peuvent être fatales. En tant que membres de la communauté mondiale, nous avons l'obligation de veiller à ce que ces violations des droits fondamentaux prennent fin.
    Nous appuyant sur les travaux de la Commission de la condition de la femme, il nous faut nous rassembler et parvenir à un consensus international qui nous rapprochera de l'objectif d'assurer la sécurité des femmes et des filles et de les libérer de la violence ou de la menace de la violence. C'est là notre chance d'avoir un impact positif sur la vie de millions de personnes. Nous ne pouvons nous permettre de manquer cette opportunité.

  • sept milliards de population - image

    VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE (VBG) AU MALI, LA JUSTICE S’IMPLIQUE GRACE AU PLAIDOYER DE L’UNFPA

    En franchissant la porte du bureau du Ministre de la justice, Garde des Sceaux, ce vendredi 12 octobre, le Rprésentant de l'UNFPA Mr Makane Kane ne s'imaginait pas qu'une bonne nouvelle l'attendait.

    Venu renforcer le ploidoyer auprès du Ministre Malick Coulibaly, sur la nécessité d'une plus grande implication de la justice dans le traitement des cas de violences dont les femmes, en plus d'être pauvres et avec peu de capacités de recours sont victimes, M. Kane a rappelé que l'UNFPA dans le cadre du sous cluster VBG, essaie de prendre en charge les cas de viols par la mise à disposition de kits viols, post-viol et de kits PEP. A ce jour, l'UNFPA a distribué 16000 Kits de dignité aux déplacés du Nord.

    Le volet sanitaire pour lequel l'UNFPA a d'importantes contributions financières constitue un des quatre piliers de la réponse aux VBG; les trois autres étant la sécurité, la participation des associations et centres d'écoutes et le volet judiciaire.

    Exprimant une prise de conscience partagée de l'importance de la question, le Ministre de la Justice a annoncé qu'il venait de signer une lettre circulaire (Lettre Circulaire Ministre de la justice sur les messures de prise en charge juridique des cas de victimes des exactions commises suite à la crise du Nord Mali) qui rappelle que "...les violations des droits fondamentaux des femmes dans les situations de conflit armé contreviennent aux principes fondateurs des droits de la personne humaine...et que toutes les violations de cette nature y compris et en particulier le meurtre, le viol systématique, les abus sexuels, exigent des mesures particulièrement efficaces..."

    De l'avis du Chargé de Programme Doits Humains et Genre de l'UNFPA Mali, M Lamine Boubacar Traoré, la signature d'une lettre circulaire par le Ministre de la justice, est une très bonne nouvelle pour les survivantes des violentes sexuelles. C'est une première étape dans le traitement juridique des cas de viols et d'atteinte à l'intégrité physique des survivantes.