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Jeudi 22 février 2018

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  • Les nouveaux mariés sensibilisés sur la santé de la reproduction dans les centres d’état civil

    Les nouveaux mariés sensibilisés sur la santé de la reproduction dans les centres d’état civil

    Bamako, Mali – En vue de toucher un plus grand nombre de personnes dans la promotion de la santé de la reproduction au Mali, un pays à forte fécondité et où l’âge moyenne du mariage est de 16 ans (RGPH 2009), l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) a entrepris une approche innovante. Celle-ci permettra à 243 centres d’état civil de Bamako la capitale et de Kati de remettre à chaque nouveau couple marié une plaquette d’information sur la santé de la reproduction en sus de l’acte de mariage.

    Merci de suivre ce lien pour la suite de l'article

  • 6 février 2014 Tolérance zéro aux mutilations génitales féminines/excision

    6 février 2014 Tolérance zéro aux mutilations génitales féminines/excision

     L’UNFPA a pris part à la célébration le 6 février 2014 de la journée internationale de lutte contre la pratique de l’excision placée cette année sous le thème : « Tolérance zéro aux MGF/Excision : les communautés s’engagent. »

    On notait la présence à la cérémonie de six membres du gouvernement, notamment, le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique Ousmane Koné, le Ministre de la Jeunesse et des Sports Me Gaoussou Diarra, le Ministre de la Fonction Publique Bocar Moussa Diarra, la Ministre de l’Education Nationale Mme Togola Jacqueline Togola assurant l’intérim de son homologue de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant Mme Sangaré Oumou Bah.

     

    La cérémonie a été marquée par une présentation de sketch sur les méfaits de l’excision et ensuite  la lecture de la déclaration publique d’abandon de la pratique de l’excision par 14 communautés de Yirimadio en commune IV du district de Bamako. 

    Dans cette déclaration les communautés s’engagent à « rejoindre le mouvement positif créé par les 800 communautés capitalisés par le PNLE pour la promotion du droit de la santé de la femme et de la fille à travers l’abandon de l’excision, des mariages précoces et/ou forcés. »
    L’allocution du Représentant de l’UNFPA Makane Kane, chef de file du sous-groupe des PTF/Excision, a été livrée, en son nom, par son chargé de programme plaidoyer et mobilisation des ressources Moussa Baba Coulibaly.
    Il apparait dans cette allocution que « la pratique de l’excision constitue une grave violation des droits humains et qu’au Mali l’excision qui concerne plus de 85% des femmes maliennes âgées de 15 à 49 ans, selon EDS 4, entraine de très graves dommages aux femmes et aux filles sur les plans physiques et psychiques et peut même entrainer la mort ? Environ 30% des femmes excisées développent une complication au cours de leur vie. »
    Au regard des conséquences néfastes de la pratique de l’excision, l’allocution du Représentant de l’UNFPA mentionne « qu’il est inacceptable que ces violations des droits de l'homme continuent de menacer la vie et l'avenir de tant de femmes et de filles. C'est pour cette raison que le sous-groupe des PTF excision que l’UNFPA préside, apporte son soutien aux efforts nationaux pour préserver la dignité des femmes et filles, prévenir l’atteinte à leur santé et à leur bien- être.
    Le thème de cette année qui met en lumière le rôle éminemment important des communautés dans la promotion de l’abandon des MGF, nous interpelle par rapport à la justesse de nos interventions, la pertinence des stratégies et notre capacité de mesurer les résultats atteints. Il nous parait important au vu de la rareté des ressources que nous mobilisons pour faire face aux MGF de mutualiser davantage nos moyens et aller vers plus de redevabilité.
    Au jour d’aujourd’hui, des milliers de communautés ont déclaré l’abandon des MGF en leur sein. Ceci est un résultat à saluer, mais, plus encore, une invite à plus d’effort pour que d’autres communautés suivent la même direction afin de ne pas provoquer des « rechutes ».
    La cérémonie a pris fin par la remise symbolique d’attestations de reconnaissance à des communautés ayant abandonné la pratique de l’excision.
     

     

  • Lancement de la carmma au Mali « AUCUNE FEMME NE DOIT MOURIR EN DONNANT LA VIE »

    Lancement de la carmma au Mali « AUCUNE FEMME NE DOIT MOURIR EN DONNANT LA VIE »

     Mieux vaut tard que jamais. Après les troubles socio politiques qu’a connus le Mali en 2012, le gouvernement a procédé en fin décembre 2013 au lancement de la campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique.
    Un évènement parrainé par la première dame, l’épouse du Chef de l’Etat et présidée par le ministre de la santé Ousmane Koné. On notait la présence des partenaires techniques et financiers avec en tête le Fonds des Nations Unies pour la Population, partenaire principal du gouvernement pour le lancement de la CARMMA.
    L’objectif de la campagne est d’accélérer la disponibilité et l’utilisation des services de santé de qualité universellement accessibles, y compris ceux liés à la santé génésique et sexuelle qui sont essentiels pour la réduction de la mortalité maternelle.

    Comment se présente la situation de la mortalité maternelle au Mali et quelles en sont les principales causes ?
    Dans une présentation faite par le Pr Amadou Dolo, gynécologue obstétricien, il ressort que les hémorragies représentent 25%, des causes de décès maternelle ; suivies des infections pour 15% et les avortements pour 13%.
    Par conséquent, le Pr Dolo en appelle aux couples à éviter les grossesses précoces, nombreuses et tardives. L’utilisation des méthodes de planification peut aider dans ce sens.
    Son appel a été repris par les comédiens du Projet Jeunes, soutenu par l’UNFPA.

    Les messages en bambara des jeunes acteurs incitent les couples et les femmes en âge de procréer à fréquenter les centres de santé et à utiliser des méthodes de planification familiale qui peuvent aider à sauver la vie de la mère et de l’enfant
    Le lancement de la CARMMA intervient au moment où le Mali, selon le président de la Fédération Nationale des Associations de Santé Communautaire (FENASCOM) Yaya Zan Konaré, a déjà développé des stratégies visant à une réduction du niveau de mortalité maternelle. Ces stratégies vont de l’extension de la couverture sanitaire avec la fonctionnalité de nouvelles aires de santé, au renforcement et l’équipement de plusieurs centres de santé communautaires (CESCOM) et centres de santé de référence (CSREF).
    En dépit de ces efforts du gouvernement, le taux de mortalité maternelle reste encore élevé au Mali en passant de 582 à 464 décès pour 100 mille naissances vivantes entre 2001 et 2006 selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS IV).

    Parmi les causes à ce taux élevé de mortalité maternelle, le ministre de la santé et de l’hygiène publique Ousmane Koné a relevé la faible utilisation des services de santé. Pour le ministre, il est inadmissible que les femmes et leurs bébés payent un si lourd tribut à la mortalité maternelle, néonatale et infantile alors que le monde dispose plus que jamais de moyens techniques et technologiques importants.
    Même conviction partagée par le Représentant de l’UNFPA pour qui aucune femme ne doit mourir en donnant la vie.

    Makane Kane a rappelé à cet effet, les stratégies à développer allant dans le sens de la sécurisation de la grossesse et de l’accouchement. Il s’agit, notamment, de traduire en actions concrètes l’amélioration du leadership national et de l’engagement politique pour la santé maternelle et néonatale ; de mobiliser le soutien et la participation de l’ensemble des acteurs nationaux (gouvernement, agences des Nations Unies, ONGs, organisations de la société civile, patronat, organisations professionnelles, écoles, institutions de formation en santé et médias) ; de renforcer la sensibilisation et la mise en œuvre d’approches novatrices de mobilisation communautaire pour lever les obstacles socioculturels et booster la planification familiale ; de promouvoir la sécurisation des produits de santé de la reproduction et une offre de services de santé maternelle et néonatale de qualité ; de promouvoir une plus grande mobilisation de ressources pour la santé de la reproduction, notamment par une meilleure contribution nationale au financement accordé aux produits contraceptifs et à travers des mécanismes de financement innovants.
    M Kane a insisté sur un des principaux défis qui consiste à veiller à ce que les engagements pris, soient traduits en actions axées sur les résultats et mesurées par indicateurs qui reflèteront la redevabilité mutuelle des efforts pour une réduction durable des niveaux de mortalité maternelle et néonatale.

  • Makane KANE

    Santé reproductive des filles et adolescentes

    Protéger les filles et adolescentes contre les mariages précoces et les MGF, c’était l’objet d’une soirée de mobilisation en faveur des filles et adolescentes organisée à Bamako par l’Association Malienne pour le Suivi et l’Orientation des Pratiques Traditionnelles (AMSOPT) avec l’appui de l’UNFPA.

    Le Représentant de l’UNFPA M. Makane Kane a souligné que dans le rapport 2013 de l’UNFPA sur le mariage des fillettes, plus de 67 millions de femmes âgées dont l’âge aujourd’hui est compris entre 20 et 24 ans ont déclaré avoir été marié avant 18 ans…Lire la suite dans l’article publié par le journal Les Echos, en cliquant sur le lien ci-dessous:
    http://www.lesechos.ml/sante-reproductive-des-filles-et-adolescentes-lamsopt-mobilise-contre-les-mgf-et-les-mariages-precoces.html

     

  • Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes : Les temps ont été durs pour les maliennes

    Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes : Les temps ont été durs pour les maliennes

    La crise sécuritaire traversée par notre pays en a encore ajouté aux épreuves endurées par les femmes de notre pays. Les chiffres sont édifiants

    Au bout de 22 années de lutte, le bilan pourrait inciter au découragement : les violences faites aux femmes de par le monde non seulement ne reculent pas, mais gagnent en ampleur et en gravité. Ce triste phénomène a même atteint une dimension tragique dans les conflits qui endeuillent la planète, notamment en Afrique, en Amérique latine, en Asie et au Proche orient. Jamais les femmes n’ont paru aussi peu protégées et cette situation interpelle toutes les consciences. Dans un tel contexte la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, Journée célébrée chaque 25 novembre, acquiert une résonnance particulière. Cette année, en raison du calendrier électoral (premier tour des législatives), la célébration dans notre pays a été décalée d’une semaine. C’est donc hier que les Maliennes se sont retrouvées autour du lancement de la campagne internationale qui prévoit que « du 25 novembre au 10 décembre 2013, le monde s’investit dans16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre ».

    La cérémonie marquant cette célébration avait pour cadre la salle de banquets du Centre international de conférences de Bamako. Elle était présidée par le ministre de la Famille, de la Promotion de la femme et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou Ba, en présence de son homologue de l’Education nationale, Mme Togola Jacqueline Nana, du représentant de l’UNFPA, Makane Kane. Les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales, les leaders et responsables d’associations et groupements féminins ont apporté aussi leur part à la forte mobilisation enregistrée.

    C’est en 1991 que les Nations unies ont décrété sur l’impulsion de femmes leaders les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. 22 ans après, la lutte continue mais les violences contre les femmes montent en fréquence et notre pays n’échappe pas à cette tendance. Pour cette 23èmeédition de l’événement, les Nations unies ont choisi pour thème de célébration « De la paix chez soi à la paix dans le monde : mobilisons -contre les violences basées sur le genre ». Il faut dire que ce thème colle parfaitement avec les réalités de notre pays qui sort d’une crise sécuritaire sans précédent, crise au cours de laquelle où les Maliennes – particulièrement nos sœurs du Nord – ont subi un véritable calvaire.

    C’est pour rendre un hommage mérité à ces femmes qui ont payé un lourd tribut à une situation exceptionnelle que le département en charge de la Promotion féminine a décidé de leur dédier cette journée. Constitué d’une série d’allocutions, mais aussi d’une succession de de témoignages éloquents délivrés par les associations et groupements féminins travaillant sur les questions de violences, l’événement a été l’occasion de faire passer des messages à forte charge symbolique à une assistance composée en grande majorité de membres de défenseurs des droits humains, de représentants d’ONG de la place, d’acteurs du monde associatif et de relais d’opinions.

    5724 CAS DE VIOLENCES. Dans son intervention, le représentant de l’UNFPA, Makane Kane, a rappelé que les Nations unies en instaurant cette journée réaffirment leur engagement dans l’intensification de la sensibilisation contre les violences faites aux femmes, qui constituent une grave violation des droits humains. « En effet, en dépit des instruments nationaux et internationaux de protection de la femme, les violences à leur égard ne faiblissent pas. Bien au contraire, elles gagnent en intensité dans tous les pays du monde, le Mali y compris. Ces violences sont présentes dans tous les segments de la société malienne et causent de sévères souffrances aux survivantes. Malheureusement, ces survivantes souffrent dans une indifférence qui finit par les détruire à petit feu », a t-il indiqué.

    Makane Kane expliquera qu’au lendemain de la crise sociopolitique et sécuritaire qui a frappé notre pays en 2012, le sous-groupe sectoriel de travail sur les questions de violences en coordination avec l’UNFPA a enregistré 2383 cas de violences dont 211 cas de viols. « En 2013, ce groupe de travail a recensé 3330 cas de violences faites sur les femmes dont 321 cas de violences sexuelles, 353 cas de violences physiques, 1410 cas de violences psychosociales, 841 de dénis de ressources et 405 cas de violences liés à certaines pratiques traditionnelles (mariages forcés, répudiation) », a-t-il énuméré en invitant les Maliennes à unir leurs forces pour que le Mali sorte rapidement du cauchemar dans lequel il est plongé depuis deux ans et dont les principaux victimes sont les femmes et les enfants. « Car, indiquera t-il, bien que les femmes aient été les principales victimes de cette crise, le pays a pu tenir le choc grâce à leur ténacité et leur capacité de résilience. Ce serait certainement encore à travers les femmes que le Mali nouveau naîtra sur des bases justes et équitables », a-t-il lancé en invitant les Maliennes à se mobiliser pour la paix et la reconstruction.

    Dans un exposé succinct et édifiant, le coordinateur du sous-groupe de suivi des violences basées sur le genre, Pr. Lamine Boubacar Traoré révélera que depuis le 17 janvier 2012 à ce jour, 5724 cas de violences sur les femmes ont été recensés par sa structure dont 532 cas de violences sexuelles, 521 agressions physiques, 827 psychosociales, 1201 cas de dénis de ressources, 1233 cas de violences liés aux pratiques traditionnelles (mariages forcés, excision). « 85% de ces violences ont concerné les femmes et 15% aux jeunes filles. On note une augmentation de 947 cas en 2013 par rapport à 2012. Cependant, en réponse à ses violations, 1172 cas ont bénéficié d’une prise en charge médicale, 1153 cas de prise en charge psychosociale, 600 ménages à Bamako et Mopti ont reçu un cash transfert (prise en charge économique), 7 cas ont reçu une prise en charge juridique », a détaillé l’expert.

    PLUS JAMAIS ÇA DANS NOTRE PAYS. Tour à tour, les représentants de l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF) et de la Clinique juridique des femmes ont édifié l’assistance sur les efforts fournis au quotidien pour aider les femmes victimes de violence à recouvrer leurs droits et leur dignité. Elles ont ainsi réaffirmé leurs engagements à intensifier la lutte contre ce fléau qui constitue un frein au développement harmonieux de notre pays.

    Dans un discours très émouvant, le ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou Ba, décrira la situation des Maliennes face aux violences qu’elles vivent au quotidien, violences qui se sont accentuées lors de la crise institutionnelle et sécuritaire traversée par notre pays. « L’image de femmes et enfants fuyant les théâtres de violence, de femmes battues sur les places publiques, de femmes et de fillettes violées publiquement, de femmes lapidés à mort est aujourd’hui une réalité dans notre pays. Aux femmes et aux enfants victimes des atrocités jamais vécues dans notre existence, permettez-moi de vous exprimer toute la compassion de la nation toute entière. Cela ne doit jamais se produire. Disons plus jamais ça dans notre pays », a lancé le ministre en rappelant les efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires dans la lutte contre ces violences.

    Cette célébration, expliquera Mme Sangaré, est une date pleine de signification pour les femmes, car elle consacre l’engagement des instances décisionnelles internationales à lutter aux côtés des dirigeants pour l’élimination de toutes les formes de violences faites sur les femmes et les enfants. Le ministre de la Famille, de la Promotion de la femme et de l’Enfant s’est affirmé convaincue de la nécessité de la campagne qui doit mettre l’accent sur le fait que les droits des femmes sont des droits humains et permet d’attirer l’attention sur le rôle que les systèmes patriarcaux, incarnés par les traditions et les politiques, jouent quant à la normalisation de la violence contre les femmes et la négation de leurs droits à une vie dans la . Mme Sangaré a exhorté les femmes et filles victimes ou non à dénoncer les auteurs des actes de violences dans les foyers et dans l’espace public pour mettre fin à l’impunité.

    Au-delà de ces 16 jours d’activisme, le département chargé de la Femme va s’atteler à la réalisation d’actions urgentes pour l’élimination du fléau, notamment à la finalisation du Plan d’action national de lutte conte les violences basées sur le genre et la mise sur pied du Cadre national de coordination des interventions pour une synergie des acteurs.